Herbes et sortilèges

J’ai bien connu mon arrière-grand-mère. Elle se promenait toujours avec un grand tablier de devant tout noir, et les jours de fête gris sombre. Je me souviens même du jour où elle a acheté un tissu parsemé de rares petits points gris plus clairs. Elle ne s’en est jamais servi : trop gai et trop voyant ! C’est dire… Elle avait une particularité cette mémé, elle possédait la science des plantes. Elle partait au lever du jour, seule, avec son grand tablier de devant.

Et lorsqu’elle revenait, il était garni de tout un tas de plantes, herbes et fleurs. Elle connaissait la plante qui allait guérir une migraine, ou un mal de ventre ou une crise de foie. Et mieux que ça, elle savait surtout comment la préparer, avec quelles parties de la plante, et si il fallait la faire infuser ou bien bouillir. Et ça marchait bien ! Et puis elle avait quelques petits trucs plus rigolos, des élixirs d’amour, des remèdes miracles pour les messieurs, voire pour les dames, entre autres.

Maintenant, le retour aux plantes est à la mode, à chaque reportage, je repense à mon arrière-grand-mère. Devoir faire des recherches en laboratoire, des expériences terriblement compliquées pour retrouver des choses que l’on connaissait il y a bien longtemps, c’est dérisoire non ? Un peu de bon sens, un peu d’observation, l’amour de la nature, et on retrouvera peut-être le sens des vraies valeurs !

Henri – Quimper

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